
Dans le monde de Kidan Adane, les vampires existent. Originaires d’Afrique, ils se nourrissent d’humains issus de lignées spécifiques, qu’on appelle les Maisons. Quand sa soeur June disparaît, Kidan est convaincue que le séduisant mais dangereux vampire Susenyos Sagad, lié à sa propre Maison, l’a kidnappée. Pour la retrouver, Kidan intègre l’université d’élite d’Uxlay, où humains et vampires étudient afin d’assurer une coexistence pacifique entre leurs deux espèces. Là-bas, la jeune femme tente de se rapprocher de Susenyos, mais il ne cesse de la repousser. Peu importe que la violence du vampire lui rappelle la sienne et l’attire vers une vie de ténèbres : Kidan a décidé de libérer June et de tuer Susenyos, quel qu’en soit le prix. Quand un meurtre secoue les murs d’Uxlay, Kidan s’enfonce plus loin dans le monde impitoyable des vampires, au péril de son âme. Elle y découvre une menace vieille de plusieurs siècles. Une menace qui serait liée à June…

Un premier tome sanglant pour cette trilogie de Dark Academia Vampirique.
J’ai adoré l’univers de ce roman de fantasy dans lequel les vampires sont issu d’Afrique. Les deux personnages principaux sont elleux originaires d’Éthiopie (comme l’autrice), l’histoire tourne donc énormément autour de la culture et des mythes d’Afrique de l’Est, ce que j’ai trouvé passionnant.
Ce roman, c’est un beau mélange :
Déjà, il y a le côté Dark Academia puisque l’héroïne rejoint l’université d’Uxlay et doit réussir son année pour récupérer son héritage et diriger sa maison.
Puis, Le côté fantasy il passe par l’existence des vampires qui sont aussi beaux que terrifiant, mais également par la magie qui existe dans chaque Maison. Devenir héritier signifie pouvoir diriger sa maison et dans certains qu’à pouvoir créer les lois qui la dirige. Les Maisons, deviennent alors des protagonistes à part entière, qui mette à l’épreuve leurs héritiers pour voir leurs loyautés. Ça donne un peu un côté maison vivante qui essaie de te tuer, et j’ai adoré !
Les enquêtes : Elles ont une grande place dans le récit, il y a celle que mène Kidan en solo pour retrouver sa sœur et celle qu’elle mène avec son groupe de travail suite au décès de l’une de leur membre. Les découvertes et indices ne mène pas toujours où l’ont pense et c’est plaisant et parfois terrifiant.
Et enfin, la romance : Ce n’est pas une romance traditionnelle. Dans le sens ou Kidan et Susenyos, se déteste. On est sur un ennemy to lovers, très ennemy et avec très peu de love. Leur relation est plus une entraide indéfectible qu’une relation romantique. Mais elle est dans le mood sombre du reste du roman et j’ai apprécié que cette relation soit importante, mais que tous ne tournent pas autour.
Ce n’est pas un coup de cœur. À cause de petits problèmes de rythme et de multiplication d’informations et de personnages, qui m’ont parfois légèrement perdu. Mais c’est malgré tout une excellente lecture et un tome 1, qui m’a vraiment frustré, car la suite n’est pas encore dispo en France.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre sur les vampires avec un Worldbuilding aussi travaillé et une esthétique aussi poussé.
Trigger Warning : violence physique / violence psychologique / meurtre / cadavre / sang
Représentativité ? : pp d’origine Éthiopien
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Citations
- La mort nous libère de notre moi passé.
- Les filles noires devaient commettre des actes horribles pour se faire remarquer.
- Tu m’accuses d’un acte cruel, mais tu commets le même — indéniablement, tu dois être humaine.
- La maison résonne avec votre esprit.
- Ils ne vivent que pour eux-mêmes et meurent tout seuls.
- Les filles comme elles, punies pour le simple fait d’exister, avaient besoin d’une étincelle pour continuer à avancer.
- Il n’existait aucune vie dans cette solitude, n’est-ce pas ?
- Il fallait une force incroyable pour aimer une partie empoisonnée de soi-même.
- La poursuite de la perfection nous rappelle que nous serons toujours imparfaits.
- Pourquoi tous les parents que je connais brisent-ils leurs enfants ? Pourquoi nous donner naissance, nous élever, si c’est pour nous abandonner ensuite ? Vous ne pouvez pas nous reprocher de vouloir vous blesser en retour — vous êtes censés nous protéger.
- Elle engloutirait le moindre de leur péché jusqu’à se pourrir l’esprit, jusqu’à s’en craqueler la peau du ventre. Puis quand sa fin serait proche, elle mourrait comme dans une pièce de théâtre
- Ma nudité ne me rend pas vulnérable.
- Leurs esprits avaient peut-être convergé, mais leurs cœurs n’auraient pu être plus différents. Il se battait pour son immortalité. Elle se battait pour la mort.
- Je t’apprendrai. Si tu me laisses faire, je t’enseignerai mille façons de t’aimer toi-même.
- Les règles de ton monde se plient et se brisent pour eux.
- La peur d’arrivée trop tard pour vous sauver tous.
- Kidan. Tout va bien. Tu es en sécurité. Tu peux le regarder. Il n’est pas en colère contre toi, mais pour toi.
- Mais peut-être leurs âmes existaient-elles pour se tenir compagnie. Une compagnie éternelle, dévouée, adoratrice, insatiable de brutalité.
- Je voulais te montrer que si tu les aimes tels qu’ils sont, pour leur vilenie naturelle, tu peux t’aimer toi-même pour la tienne.
- Le monde aime punir les filles qui rêvent de ténèbres. Je préfère les vénérer.
- Les immortels sont amoureux de la vie. Je ne supporte pas d’imaginer la fin de la mienne. La mienne, ou celle des gens qui sont importants pour moi.
- Punis le temps comme il t’a punie en lui promettant ta vie, puis en la reprenant à la dernière seconde.
- Ce n’était pas de l’amour. Elle ne s’attendait pas à l’aimer. Le monde ne survivrait pas à leur interprétation de l’amour.
- S’ils brûlent, j’ai peur de devoir brûler avec eux.
- Tu es un sujet d’étude fascinant. Une fille humaine amoureuse de la mort et en guerre contre elle.
- De cet amour terrifiant que tu réserves à peu d’élus ? Très jaloux.
Information
Immortal Dark de Tigest Girma chez Hachette Roman – 496 pages – 20€ – Éthiopie – livre emprunté et lu pour le comité d’acquisition jeunesse de mon travail + lu avec NetGalley
