
Jusqu’au plus profond des Astres est le premier tome d’une duologie de Dark Academia qui prend sont temps. L’univers s’appuie sur des disciplines scientifiques inventées par les auteur et autrice. Ces disciplines mêlent savoir scientifique et magie, qui utilise le flux. On est dans un univers très patriarcat où les femmes sont exclues de la vie universitaire et constamment dévalorisé. Les chapitres s’enchainent entre les points de vue de nos trois protagonistes : Linus, Diana et Santino et des fragments flash-back montrant la vie de Linus, Lucia et Santino avant la disparition de celle-ci. Ces moments permettent de comprendre leur dynamique, mais aussi d’apprendre à connaître Lucia. Car même si elle n’est pas présente, elle est au cœur de l’histoire et tout, tourne autour d’elle.
Le récit est principalement descriptif et très riche au niveau linguistique. La plume est vraiment sublime. Ainsi, on est énormément dans l’introspection des personnages, ce qu’ils pensent, ce qui ressentent et très peu dans l’action.
Les relations amoureuses amicales et le deuil sont centraux, ainsi que la perte de Lucia. Comment y faire fasse, comment l’accepter ? Ou justement, ne pas l’accepter.
Au final, c’est une œuvre que personnellement, j’ai adoré, mais que j’ai mis beaucoup de temps à lire, car c’est dense et qu’il faut être bien concentré. J’ai adoré, mais c’était parfois laborieux (peut-être à cause de ma dyslexie? ..) malgré tout, j’ai savouré ma lecture, je me suis attaché aux personnages, la portée queer et féministe de l’ouvrage m’a ravi et le livre est juste magnifique.
Citations
- Il échangerait volontiers l’été et le printemps contre un immortel automne.
- Peu importait si le vide de l’Univers logeait désormais en son cœur, il fallait qu’i l’admette : le monde continuait de tourner sans Lucia. Aucun ciel ne cessait de briller après la mort d’une unique étoile.
- Sans sa fiancée, son univers intérieur n’avait plus de soleil autour duquel orbiter. Sans elle, il flottait dans un vide intersidéral.
- Que le Néant nous préserve de l’hystérie.
- Vous savez ce que je pense des excuses inutiles ? Elle dénigrent et déprisent les plus sincères.
- Ne crois pas que tu n’es pas fait pour ce monde. C’est ce monde qui n’est pas fait pour toi.
- Je t’aime à travers l’espace et à travers le temps, je t’aime dans l’infiniment petit et dans l’infiniment grand. Je t’aime dans le Tout, je t’aime dans le Néant.
- Vous savez, se perdre, c’est parfois le meilleur moyen de retrouver son chemin, très cher !
- Perdre son temps et son énergie à devoir sans cesse rétablir la vérité, ce n’est pas amusant du tout.
- Perfectionné l’A.M.S : l’Art du Mensonge Spontané.
- Cette femme, affranchie des chaînes qui ligotaient tant de ses semblables, plus elle luttait contre un besoin étrange : détourner les yeux ou les cacher derrière ses mains.
- À quoi bon s’épuiser à lutter contre les habitudes destructrices des autres ?
- Le pansement de l’amour vous était arraché de force, quand les regards bienveillants de l’autre s’éteignaient en emportant votre estime de soi, et que jamais plus aucun de ses mots ne soignerait vos doutes… Que restait-il ?
- J’aimais assez l’idée de vivre à travers les récits des autres, avec juste la bonne dose d’implication personnelle.
- Croyez-moi, un jour, nous sommes sur terre. Le lendemain, en dessous. Un article n’y changera rien. Peu importe qu’il soit mémorable ou non.
- Dans les étoiles réside la vérité, elles seules se souviennent.
- Après tout, aucune étoile ne peut briller sans sa matière fondamentale.
- La Scientasy est une fusion entre la Science et la Magie divine.
- Le ciel, l’horizon et la terre.
- Le cœur est le siège du savoir et des émotions, un réceptacle pour la Poussière d’étoiles, une barrière contre l’oubli. Les morts sans cœur s’effacent des mémoires. Ceux dont le cœur est rendu peuvent échapper au Néant.
- Pas une négligence, pas une omission. C’était un choix. Un acte délibéré pour minimiser son existence, pour maintenir le savoir entre les mins des mêmes privilégiés. L’académie de Lockford se prétendait temple du savoir. Elle n’était qu’un bastion du mépris féminin.
- En vérité, je ne saisis pas. Si vous n’êtes pas heureux ni l’un ni l’autre, autant être malheureux ensemble, non ?
- … Je ne peux pas me blesser avec les émotions des autres
- J’imagine souvent mon cœur comme une pelote de laine, les gens y piquent leurs aiguilles, mais ça ne peut pas me faire mal. Au contraire, je tricote avec. De merveilleuses choses. J’en fais des mailles solides. Résistantes. Tu vois le genre ?
- Les détours, c’est bon pour ceux qui ont du temps à perdre.
- Qu’elle était l’astre autour duquel vous gravitiez. Que sa lumière guidait certains… et en aveuglait d’autres. Et qu’à force d’éclat, elle attirait aussi les ombres.
- La nostalgie ne me retient pas. Ce sont les regrets qui, eux, me portent. Me font avancer.
- Moi, je ne suis plus qu’un battement de cœur raté dans un corps invisible.
- On aime véritablement quelqu’un, non pas quand on redoute qu’il nous quitte, nous trahisse, u cesse de nous aimer du jour au lendemain… mais quand on a peur, vraiment peur, qu’il meure.
- Quant aux femmes, je les aime, je les idolâtre, mais malheureusement, de maniére platonique
- La vie, c’est accepter les manques. Les pertes. Apprendre à vivre avec l’éphémère et l’inaccompli.
- Tu n’as pas le droit de la pleurer. Pas comme ça ! Arrête ! Tout de suite ! Lucia était l’étoile de ma vie !
- Je l’aimais moi aussi. Comme elle m’aimait. Et… comme je t’aime, toi.
- Aucun de nous n’était ami ou amant. On était tous plus que ça. Bien plus que ça.
- Je n’ai jamais réussi à choisir entre la mer et le ciel, Linus. Et aujourd’hui, je n’ai plus que les étoiles.
- Alors dans ce lit, ils oublièrent. Dans ce lit, ils se perdirent.
- Dans ce lit, ils se mentirent. Dans ce lit, ils s’aveuglèrent. Dans ce lit, ils se retrouvèrent.
- Mis son amour, son amant, son ami tout à la fois, rien à la fois, préféra rester dans l’ignorance de son expression attristée.
- Lucia ne pouvait pas être oubliée. Il s’en fit le serment, devant les déesses, ici, au cœur du passé.
- Appelle-moi : la collectionneuse de vérités.
- Au fond, peut-être que les Déesses réunissaient veux qui s’aimaient – à travers le temps, l’espace, l’infiniment petit et l’infiniment vaste. A travers les forces, les flux, les vides, les silences. A travers le Tout et le Néant.
- Votre bonheur fera toujours le mien.
- Il n’attend de toi que ce que tu souhaites lui donner.
- … Je t’aime alors que tu fuis. C’est ta singularité à toi.
- Tu es vraiment la clé de mon bonheur, stupide Astronomiste.
Trigger Warning : deuil
Représentativité ? : pp queer
Informations
Jusqu’au plus profond des astres, tome 1 d’Alric & Jennifer Twice chez Gulf Stream – 760 page -27.50€ – France – ebook reçu par NetGalley + livre emprunté et lu pour le comité d’acquisition jeunesse de mon travail
